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Un jour, un destin. Jacques Martin. Bizarre…

décembre 22, 2010

Jacques Martin Cela fait deux jours que je traîne ce goût nauséabond.

J'ai regardé "Un jour : un destin" lundi soir, celui consacré à Jacques Martin.
J'aimais bien Jacques Martin. J'aimais ses duos avec Jean Yanne, la rapidité de ses réparties, le sourire large et l'oeil qui frise. J'aimais le "Petit rapporteur" et ce qu'il a représenté dans la France de Giscard.
J'aimais aussi l'Ecole des fans, parce que j'étais petit et que je m'imaginais, moi aussi, chanter du Carlos ou du Pierre Perret.

Mais cette émission me laisse perplexe depuis deux jours. Un portrait désagréable, des témoignages tristes. L'homme était mégalo, autoritaire, jaloux, destructeur. Les femmes qui l'ont aimé l'ont quitté en l'aimant, pour se préserver. Marion Game, Danièle Evenoux, qui se ressemblaient d'ailleurs. Jacques Martin rêvait des planches, il s'est laissé embarquer par la télévision. Je comprends comment on suit un jour le chemin du succès parce qu'il brille davantage que ce dont on rêvait. Mais l'on constate alors comment il s'est perdu dans un rôle qui ne lui allait pas. Viré comme un mal propre, il ne s'en remit jamais. Il finit seul et maudit dans un hôtel de Biarritz à écouter les vagues s'échouer sur sa tristesse. Qu'ont-ils voulu faire avec cette émission ? Je me demande quelles sont les intentions. Juste la vérité ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi comme cela ? Un goût amer je vous dis, comme quelque chose d'inapproprié. Heureusement quelques humanités bien ordonnées ont fini par amener un peu de coeur dans le tableau, avec notamment un Laurent Ruquier qui, décidément, semble être un chic type.

Avez-vous vu cette émission ? Avez-vous ressenti la même chose ?

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11 Commentaires leave one →
  1. décembre 22, 2010 9:32  

    En effet, ce portrait m’a paru bien bizarre. Le côté obscure et c’est tout. Rien d’autre. La tragédie fait mieux vendre et plus d’audience c’est sur.
    Un parti pris qui n’est pas vraiment déontologique je trouve. Mais c’est là une attitude de plus en plus courante des médias.

  2. Sam Piroton permalink
    décembre 22, 2010 9:41  

    Mais pourquoi faudrait il enjoliver? En quoi sa fin est elle heureuse?
    Je n’ai vu que la deuxième moitié de l’émission mais, la question qu’il faut se poser, sachant le titre de l’émission "un jour, un destin", c’est pourquoi avoir choisi ce jour-là?
    Toute l’émission est articulée autour de ça. Normal donc qu’elle ne soit pas joyeuse…
    Et si la personnalité de Jacques Martin était celle-là… au nom de quoi faudrait il rendre "plus beau"?

  3. Jluc61 permalink
    décembre 22, 2010 9:54  

    Oui, c’était pas gai, pas gai. Mais si la vérité est celle-là, aurait-il fallu la travestir…? En plus, pas un mot sur son addiction à la cocaïne.

  4. décembre 22, 2010 10:10  

    Je ne dis pas qu’il fallait enjoliver, mais il y avait une sale tonalité à charge. Bizarre j’dis…

  5. vince permalink
    décembre 22, 2010 12:06  

    Le caractère de Jacques Martin n’avait pas l’air facile, mais moi ce qui m’a mis mal à l’aise ce sont les souvenirs des émissions de J. Martin que je détestais (surtout l’école des fans) autant que les dimanches après midi.
    Maintenant, les auteurs ont peut être insisté sur la face obscure du personnage pour mieux faire passer la saloperie de notre président, (piquer la femme de son ami est quand même pas très glorieux).

  6. décembre 22, 2010 1:05  

    bah moi j’ai pas vu l’émission alors je ne commente pas ton post…

  7. décembre 22, 2010 1:13  

    Pas vue l’émission, mais elle a pour habitude de dramatiser, elle est toute entière construite dans ce sens. Pour le portrait de Mike Brandt (oui je sais qu’est-ce que je foutais à regarder un portrait de Mike Brandt) c’était pareil. Idem pour Gainsbourg. C’est une façon pour eux d’angler différemment de ce que l’on entend d’habitude sur ces célébrités. C’est à la fois plus intéressant (vue l’audience) mais plus morbide.

  8. Anneso permalink
    décembre 22, 2010 2:38  

    JM est le plus souvent encensé et montré en "exemple-de-l’animateur-trop-fort" à la télé.
    Néanmoins,ce n’est pas la 1ère fois que j’entends dire que c’était un type méchant et tyrannique.
    Comme Claude François qui était un patron violent,insultant,raciste,Yves Montand qui était odieux,aux antipodes du bon vieux Papé proche du Peuple et j’en passe,Jacques Martin écrasait son entourage,son talent n’excuse rien.La façon dont il humiliait ses collaborateurs,ses femmes fait partie du personnage,je ne vois pas pourquoi,pour une fois,ce ne serait pas évoqué.
    La réussite ne rend pas meilleur,être doué n’empêche pas d’être un salaud,regardez Bertrand Cantat: les fans de Noir Désir,censés avoir des opinions "humanistes" perdent tout esprit critique dès qu’on touche à leur idole.
    Jacques Martin a davantage de bonne presse qui lui tresse des lauriers que d’articles ou d’émissions à charge.
    Si c’était un type mauvais sur le plan humain,il n’a pas volé quelques critiques et quelques petites "vengeances" des personnes qu’il a rabaissé mais c’est bien aussi que ceux qu’il a soutenu,comme Ruquier,témoignent en sa faveur.
    En plus,là,maintenant,il s’en fout,je pense.

  9. Thierry permalink
    décembre 28, 2010 8:54  

    J’ai vu cette émission. C’est vrai qu’on en retire une opinion assez négative du personnage, encore que j’ai noté une certaine nuance dans le portrait. La plupart des témoins insistent sur ses dons, sa culture – réelle – sa polyvalence, encore que pour celle-ci, elle semble avoir été son point faible. Il n’a jamais vraiment excellé dans une voie mais simplement brillé dans plusieurs. Je crois aussi qu’il est peu à peu passé de mode, l’ami Martin, épousant de moins en moins l’humour du jour, l’effet télé ayant retardé la chute artificiellement. Je l’entends encore imiter les lascars de la banlieue chez Bouvard et se plantant absolument. Il confondait avec le parler pied-noir qui avait fait son succès trente ans plus tôt…

  10. janvier 5, 2011 4:01  

    En même temps, dans "Un jour, un destin" c’est la marque de fabrique le ton lugubre, pré-attaque thermo-nucléaire globale. A chaque phrase on frôle le fin du monde. (ça aurait mérité d’être présenté par feu Roger Gicquel)
    Cependant je me souviens d’un "vivement dimanche" (Oh … pas d’ma faute à moi si TV5 rediffuse ça la nuit !!!) consacré au petit père Martin, où le ton était bien plus bon enfant, mais où le coté tyrannique, colérique, vexant du personnage était bien présent (A peu près les mêmes témoins : Ruquier, Courbet, Evenoux, etc) …
    Bref, c’est peut être notre époque au pessimisme ambiant qui veut ça ! (Mais apprendre que sieur Martin a viré Desproges pour une sombre histoire d’égo … pfffuuff, ça m’a fait enlevé quelques points au premier sus cité !!!)

  11. Tosca permalink
    janvier 3, 2013 12:46  

    IL faut se poser les bonnes questions?
    Pourquoi a t il fini désespérément seul?
    Pourquoi ne voulait il voir personne?
    Je peux vous dire qu a ce que tous savaient être son dernier anniversaire proches et amis à de toutes petites exceptions brillaient par leur absence.

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