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L’EXTRAIT

juillet 20, 2012

L’Extrait from StoryCircus on Vimeo.

20 joueurs sur 23 ont joué le jeu.

juin 28, 2012

ImageHugo Lloris, Steve Mandanda, Cédric Carrasso

Gaël Clichy, Mathieu Debuchy, Laurent Koscielny, Philippe Mexès, Adil Rami
Antony Réveillère, Yohan Cabaye, Alou Diarra, Marvin Martin, Blaise Matuidi
Franck Ribéry, Patrice Evra, Mathieu Valbuéna, Karim Benzema
Florent Malouda aussi (même s’il marche tranquillou sur le but Espagnol, mais c’est un fait de jeu).
Yann M’Vila (même si maladresse limite sur le bord du terrain en ne serrant pas la main de Giroud qui le remplace).
Seuls Samir Nasri, Hatem Ben Arfa et Jérémy Ménez se sont illustrés par leur incorrection. Publiquement j’entends (nous n’étions pas dans les vestiaires). Trois joueurs sur 23.
Je ne parle ici que du "comportement" extra-sportif. Après cela, côté motivation, engagement, réussite, on rentre dans les méandres d’un groupe et de ses capacités techniques, le rôle du coach et de ses choix tactiques, de la chaleur, de l’encadrement, des distances, etc.
Mais pour ce qui est de "cette équipe de France qui ne respecte pas le maillot", aujourd’hui, je réalise juste que 20 joueurs sur 23 n’ont pas démérité. jdcjdr.

La tyrannie des mal élevés.

juin 24, 2012

Tout n’est pas pourri, mais rien n’est flamboyant.

ImageJ’ai beaucoup appris ces derniers jours, entouré de professionnels du foot, tous les soirs sur Europe 1.
De quoi tempérer mes ardeurs. En temps normal, je suis le supporter de base. Je kiffe le foot et rêve de beau jeu. À la radio, je suis le candide qui s’y connait un peu. Suffisamment pour causer. Pas assez pour être pris au sérieux. Entre les deux il y a de la place pour le rire, avec tout de même un fond de vrai de temps en temps.
Je suis indécrotablement pour l’équipe de France et toujours persuadé qu’elle va gagner. C’est ainsi depuis petit, juillet 1982. Je donne de ma personne pour ces Bleus, continuant à les voir vainqueurs contre vents et marées, quelles que soient les circonstances. Avec #vinvindamus, je me suis créé un personnage que j’aime bien, un gars borné un peu rêveur, comme un parieur éternel, le type qui vient faire son tiercé tous les jours depuis des décennies, qui n’a jamais gagné mais qui y croit toujours malgré tout, parce que l’acte de parier est plus important encore que l’acte de gagner. Un sorte d’acte de foi.
Hier soir je me suis emporté contre les Bleus. Comme d’autres avant moi, et beaucoup après. Je l’ai vite regretté d’ailleurs. Partout sur les réseaux et dans les médias, pas mal de déchaînement hyper violent, exagéré, sans doute à la hauteur de notre sempiternelle déception. Effet boomerang.
J’ai eu du mal à trouver le sommeil. Ce matin, au calme, voici que je pense. On s’en fout, certainement, mais je pose les mots, ça m’aide.
1- Beaucoup de respect pour Laurent Blanc. Il apprend. Il tombe sur des mal élevés. Des gars qui savent très bien jouer, sans être des génies, mais qui ne savent pas qui ils sont, se trompent sur leur importance. Laurent Blanc est trop gentil. Il aurait dû en virer quelques uns, mais il a fait ce qu’il a pu avec son style. Je suis sûr qu’il va se muscler, se radicaliser un peu, ce serait pas mal. On ne laisse pas les gamins en rase campagne gérer leurs égos, on les mate et on appelle Pascal le grand frère.
2- Des types à recadrer, vite. Les Nasri, Menez, Ben Arfa et M’Vila. Ces quatre là ne sont sûrement pas des mauvais bougres. Des gamins qui ont grandi en admirant les couvertures de magazine et les top modèles aux bras de la génération 98. Sortis de leurs "banlieues" (pas le temps de développer), ils ont voulu la même chose. Mais sans avoir gagné, sans avoir démontré. Les médailles sans la course. Assez de "Va fanculo", "Ferme ta gueule" ou "Va niquer ta mère". Assez ! Vraiment. Cette incorrection est communicative, elle donne envie de se lâcher, de leur dire de la fermer et d’aller se faire… À la décharge de Nasri, qu’on pointe du doigt, je ne trouve pas normal qu’un journaliste lui dise "casse-toi !". Pourquoi le tutoyer ? Pourquoi lui parler mal ? Même si chez Nasri il y a de l’agressivité, on doit se tenir. Contexte particulier, tensions, passif entre lui et les médias, défaite et frustrations… Pour ma part, dans les mêmes circonstances, je pense que comme Nasri j’aurais pu péter un plomb. Mais je ne suis pas Nasri, je suis un supporter, père de famille, amoureux du beau jeu, de l’élégance, du plaisir. Et donc j’en ai ras le zob de ces petites histoires personnelles entre tel petit mal élevé et tel autre petit mal élevé. Les gars, on s’en fout de vos histoires persos, fermez-la et jouez.
3- L’équipe de France ne leur appartient pas, ils ne l’ont pas compris. L’équipe de France est un bien commun, un service public. J’aime bien quand les joueurs sourient en se tenant la taille. J’aime bien quand ils pleurent de joie après un but. J’adore quand ils se battent comme des diables pour l’équipe. Et là, je certifie que je me fous du score. J’aurais préféré ne pas aller en Quarts avec une équipe qui donne tout, qu’assister à cette piètre prestation. Donc, les p’tits gars, faut leur expliquer ce qu’est l’équipe de France. Pas un tremplin pour leur carrière en Club. Pas un endroit pour régler des comptes. Pas un miroir pour se tripoter la nouille. Parce qu’au fond, il faut bien qu’ils réalisent un truc, on s’en fout de leur petite personne.
4- Il y a des mecs bien, et d’autres en progrès. Lloris, Cabaye, Debuchy. Cleans. Mais Benzema et Ribéry ont aussi progressé. Sans briller, ils ont donné. Et au moins ont-ils tenu leur langue, pris du recul, montré un peu de maturité. Ribéry semble plus posé, en cure de rédemption. Doucement il revient. Et puis il y a un paquet d’autres joueurs qui ne font pas parler d’eux, qui assistent sans doute à ces excès en serrant les fesses, fermant leur bouche, et regrettant de ne rien pouvoir faire parce qu’on ne sait jamais comment contenir les mal élevés. Tous ceux-là, les "normaux", les corrects, les pros, se font voler la vedette par les forts en gueule. C’est toujours comme ça.
5- Je me fous que l’équipe de France soit huitième ou trentième au classement des nations. Je voudrais juste qu’elle prenne du plaisir, respecte les supporters et se tienne correctement pour que je puisse laisser mes enfants devant la télé sans craindre pour leur équilibre. Depuis le coup de boule, tout a changé…
6- Côté jeu ? Ouais. On aurait pu revenir au score. Cela n’aurait pas été scandaleux. Mais pas de miracle à ce niveau. On ne peut pas gagner avec une équipe qui passe trois jours à régler des problèmes psychologiques. Pas contre l’Espagne.
La vie continue. Bien entendu que la vie continue. Tout cela est un grand cirque. On va écrire et dire des choses, recadrer, couper des têtes et s’emballer, parce qu’on aime ça, ça nous rend vivants. D’ailleurs, dès ce soir, je serai pour l’Angleterre et je prédis un 1-1 avec victoire des Anglais aux tirs au buts. Si. #vinvindamus

Le foot depuis tout petit…

juin 8, 2012

Depuis tout petit. Rien ne m’y prédestinait. Mon père n’était pas particulièrement impliqué, ma mère non plus.

J’ai tapoté le ballon très tôt, un ballon en plastique de toutes les couleurs qui partait à vingt kilomètres, dans le vent, d’un bon coup de Kickers à pastille rouge ou verte. À la petite école, j’étais toujours partant pour un match. Au collège, il y avait des championnats inter classes. Les places étaient chères pour faire partie de l’équipe. Nous jouions sur des terrains de hand, il n’y avait donc que cinq joueurs de champ et un gardien. Cinq joueurs sur trente élèves, c’était chaud. De la sixième à la quatrième, j’ai tutoyé l’équipe première en de rares occasions, souvent remplaçant, à n’importe quel poste. Puis un jour, le déclic. Je crois que c’était en troisième, une reprise de volée sortie de nulle part, le genre de but qu’on ne voit qu’à la télé et qu’on est bien en peine de reproduire sur commande. Un but de légende, comme on en marque dans ses rêves en finale contre Liverpool, l’Ajax ou le Brésil. Je n’ai jamais plus quitté l’équipe première jusqu’à la Terminale. Après cela, jusqu’à aujourd’hui, j’ai intégré quelques équipes, des championnats d’entreprise, des groupes d’amis du dimanche, et maintenant du lundi. Tout en jouant, j’ai suivi les matchs, les équipes, d’abord fan de Bordeaux (par attachement à St-Jean-de-Luz, allez comprendre), puis de Monaco (pour le maillot qui me rappelait l’Ajax) et enfin le PSG, par devoir. Quant à l’équipe de France, elle m’a causé mes premières et dernières larmes télévisuelles un jour de demi-finales à Séville en 1982. Ce jour-là, j’étais avec mon père dans la salle TV de l’hôtel où nous étions en vacances sur la Costa Brava. Dans la salle, 99% d’allemands et nous deux. À la fin, nous sommes remontés dans la chambre et j’ai pleuré, mon père m’a consolé, je m’en souviens comme si c’était maintenant. Je kiffe le foot pour mille raisons qui tiennent à l’émotion, à l’esthétique, au suspense, au groupe, aux couleurs des maillots, à l’odeur du ballon, à la lucarne opposée, aux injustices, au fait que tant de gens le détestent.

Ce soir et tous les soirs jusqu’à la finale le 1er Juillet, je serai sur Europe 1 aux côtés de Guy Roux et de toute la bande de Laurent Guimier, pour commenter et s’amuser de ce sport qui nous procure tant de petites et pourtant magnifiques émotions. Je n’y serai pas en spécialiste, juste en amoureux de mauvaise foi. Si mon père voyait ça, il rigolerait bien je crois… Et moi je surkiffe.

Ce petit moment merdeux où tu abandonnes ta résolution…

juin 8, 2012
ImageCette année, c’est sûr, j’arrête de fumer. Je ne mange plus de crème brûlées. Je cours trois fois par semaine. Je ne regarde plus les conneries à la TV. Je fais une expo par mois. Je finis mon livre en écrivant le soir. Je… (remplissez les cases).
 
Ça tient le temps que ça tient, parfois pas plus d’une semaine, quelques fois deux. Et puis survient ce moment, anodin, imprévisible, où votre résolution tombe comme un chevalier qui rend les armes. La plupart du temps vous êtes seul avec vous-même, rien ne vous y oblige, aucune pression. Votre cerveau se propose de rompre ce pacte que vous aviez pris, devant tout le monde en plus. Vous êtes là, le visage inexpressif, vous ne pesez même plus le pour et le contre. C’est comme un moment vide, silencieux, hors du temps, où vous agissez comme un robot qui reprend sa marche après quelques détours. Et hop, vous allumez la cigarette, et hop, vous commandez une mousse au chocolat. Pendant ces quelques minutes que dure votre forfait, vous êtes neutre, intouchable, indestructible. Pas question qu’on vous le fasse remarquer, et d’ailleurs ils sont prudents ceux qui s’y sont risqués. Dans une sorte de consensus admis par les proches, comme un pardon récurrent, l’action se déroule et tout s’effondre. Votre record vient de prendre fin, vos belles décisions sont anéanties et vous redevenez vous-même, une personne faible, tiraillée, angoissée, incapable de tenir la distance quand trop d’efforts sont demandés. La cigarette et la mousse se transforment en miroir, le reflet de vos doutes éternels. Juste une fois, dites-vous, sans trop y croire, car vous le savez, le vers est dans le fruit. Foutu pour foutu…
Je ré-arrête le 1er du mois prochain ! Vous fixez une nouvelle date symbolique, un nouveau défi avec le Temps, un truc facile à compter, et si c’est un lundi vous pourrez encore en profiter au déjeuner du dimanche… Pour fêter cette nouvelle résolution, vous en rallumez une, commandez un café gourmand, et pourquoi pas un petit Calva pour la route.
 

Balles neuves.

mai 29, 2012

ImageL’été approche et le bruit de la tondeuse à gazon me replonge inexorablement dans le passé, cette période exceptionnelle où l’on hésitait, pas longtemps, entre réviser le Bac, regarder Roland Garros ou carrément aller jouer au tennis pour faire comme les grands. Petites jupettes au Club House, odeur des balles neuves et bruit de la boîte quand on l’ouvre ; ce "pshiiiiiiiit" si particulier, cet opercule que l’on jette et les quatre balles toute poilues qui tiennent dans la main puis sur la raquette posée à plat. Balles neuves, soleil, un peu d’eau fraîche et les traces de terre battue sur les chaussettes. On espérait jouer sur le meilleur terrain, celui près du public et des jolies filles, ça faisait partie du plaisir. Je m’imaginais ce matin devoir choisir entre réviser le Bac ou jouer au tennis, j’avoue que je n’ai pas mis longtemps à me décider. Balles neuves.

20/20 à ce docu sur Michel Onfray

mai 25, 2012

Découvert sous un jour que je ne connaissais pas.

(une image que j’adore, à 17’50" jusqu’à 18’20", la chorégraphie de cette dame (sa mère ?) qui fait tout pour s’effacer derrière lui. Touchant.)

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