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Retour à Ground Zero – Premières impressions

avril 2, 2008

Incroyable violence du vide. Un contraste absolu entre ce trou béant qui vous aspire vers les images terribles du passé, et cette foule humaine qui gravite dans et autour du site, comme des milliers de fourmis qui reconstruisent leur territoire. Le sentiment latent que l’on soigne quelque chose. Aussi le sentiment d’un besoin universel de survivre. Mille nationalités se bousculent derrière les grillages du chantier, tentant d’appercevoir dans les tranchées les traces de leurs souvenirs. Puis on regarde vers le ciel et on se souvient. Les autres tours autour sont là comme les miroirs d’une ombre. Deux ombres qui s’incrustent dans le vide. Derrière, l’Eglise St-Paul sourit, intacte, auréolée de sa désormais légendaire histoire, épargnée miraculeusement par l’effondrement. Les touristes entrent et sortent des allées parsemées de tombes en se demandant quel sens donner à tout cela. Et je marche au milieu d’eux en me demandant la même chose. Que venons-nous chercher a Ground Zero ? Un besoin de faire le vide ? D’oublier ou d’ésperer ? Il règne en ce trou béant comme un parfum d’humanité fragile mais réel.

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14 commentaires leave one →
  1. avril 2, 2008 1:53

    J’imagine que le spectacle doit être impressionnant. L’ambiance austère aussi, beaucoup de bruit, d’échanges, de pleurs ?

  2. avril 2, 2008 2:05

    Je vais à New York en Août, et le passage à Ground Zéro est indispensable. Je me rapelle encore de ce jour où je venai juste de rentrer du collège (il y a longtemps :P) et que l’édition spécial de TF1 est apparue. Le 11 septembre a changé le monde, c’est important de voir ce qu’il en reste de ses propre yeux.

  3. avril 2, 2008 2:18

    Emouvant, ce billet. Moi qui avais eu l’occasion de dîner au Windows on the World en 1994, j’avoue n’avoir pas encore trouvé le courage (ni eu l’occasion, il est vrai) de retourner à NYC. Ca doit faire une terrible impression, ce grand vide, quand on a connu le WTC.

  4. Luciole permalink
    avril 2, 2008 2:23

    Merci Vinvin… Un vrai plaisir de te lire.

  5. Luciole permalink
    avril 2, 2008 2:25

    Merci Vinvin… Un vrai plaisir de te lire.

  6. Luciole permalink
    avril 2, 2008 2:27

    Et j’adore ta nouvelle bannière!

  7. avril 2, 2008 3:53

    🙂

  8. avril 2, 2008 7:57

    c’est bizarre comme j’ai pas eu du tout ce besoin l’an dernier, en vacances à NYC
    alors que j’ai vu le mur pour les morts du vietnam, j’ai pas du approcher a moins de 500m du wtc

  9. avril 2, 2008 8:30

    J’imagine ce lieu, comme un espace encore habité par des pleurs, des cris, du désespoir, de la colère, de la déception mais aussi une des plus belle chose que la vie nous donne: la force de toujours recommencé …

  10. ouam permalink
    avril 3, 2008 2:22

    Et tout ça avec des cutteurs, c’est ça qui est incroyable !!

  11. avril 3, 2008 12:53

    J’ai eu le même style de réflexion quand j’y suis allée la 1ère fois: pourquoi ce besoin de venir ? Et du coup, je me suis sentie mal à l’aise. Je ressentais comme une indécence, l’impression d’aller voir un charnier pour mesurer la réalité des images télévisées vues quelques mois avant.
    Lors d’un autre voyage, j’y suis retournée (oué parce que Century 21 est quand même juste à côté): là, il y avait une certaine joie, de voir que malgré tout, l’Homme reconstruit toujours. Il n’oublie pas, mais il avance. et il y a une certaine magie là dedans.

  12. Bamboo Kid permalink
    avril 3, 2008 4:55

    T’auras aussi raté le CBGB’s, reconverti en galerie d’art… qui a été déménagé à Vegas. T’es en retard, Mec !!!

  13. avril 8, 2008 7:27

    Du 11 septembre 2001, je me rappelle avoir acheté des sacs à aspirateur, et de ground zero j’ai ramené des chaussettes pas chères.

  14. davetherave permalink
    avril 8, 2008 11:32

    On avait un grand studio a 300 metres quand les tours sont tombes. Loft qui a servi a secourir les premiers blesses, puis bloque downtown avec la barriere a 30 metres et les flics qui disent si tu sors, tu reviens pas, donc on reste, avec 2 chiens, pas un magasin around, 30 cm de poussiere, des gens hagards 2 jours plus tard, on squatte au tribeca Grand en face pour manger et boire, tout est gratuit dans ce palace, le voisin big shot d’un des plus belles boites downtown qui va creuser tous les jours et reviens en pleurant tous les soirs, puis comme dirait Brando dans Apocalypse , l’horreur, 5 jours apres, les premieres odeurs arrivent, on y croit pas au debut, pire de jour en jour, envie de parir mais on vit la, puis la solidarite des martyrs s’installe, les gens a qui on avait pas parle en 2 ans passent, c’est NY 1997, les habitants sortent, la vie reprends.

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