Skip to content

« Hadopi soit qui mal y pense » (le texte)

mars 25, 2009

(Voici donc le texte du poème que nous conçussions et récitassions dans la vidéo qui est )

Oui je viens dans son temple écorner l'Albanel,
Formée aux rimes riches, croisées ou suffisantes,
Fonctionnaire de l'Etat, fruit d'une culture modèle,
Bras misérable et mou d'une bande passante.

L'occasion était belle de prendre de l'avance,
De changer la matrice, d'oublier les rancoeurs,
De dessiner ensemble un chemin pour la France,
Partager la culture, lui trouver une valeur.

Tant d'énergie perdue à se recroqueviller,
Tant de temps gaspillé à prononcer des maux,
Nous assistons, bêlant, au chant du fusillé,
Implorant la clémence d'une bande de veaux.

La France aux yeux du monde, précieuse et ridicule,
S'agrippe à ses lubies dans un dernier soupir,
Pathétique entêtement d'un taureau qu'on accule,
Tandis que la bandrille creuse la plaie qui empire.

D'Italie, d'Angleterre ou de Nouvelle-Zélande,
On entend que les uns ont convaincu les autres.
Serions-nous les derniers dans cette sarabande,
à penser que nos lois sont meilleures que les vôtres ?

Il en faut du courage pour parvenir au but,
Défier les ronds de cuir et les bouffons du Roi,
Oui de la Quadrature je soutiendrai la lutte,
Car les plus beaux combats ne se livrent qu'une fois.

Advertisements
10 commentaires leave one →
  1. mars 25, 2009 10:30

    quelles lettres! C’est beau

  2. Elsie permalink
    mars 25, 2009 11:58

    Lettres moins classiques ?!
    J’adore !! Bonne route chez Hellotipi.

  3. mars 25, 2009 12:36

    Vinvin, si tu tiens le rythme de 3 poèmes de cette classe par semaine, tu vas faire de l’ombre à Baudelaire. Ta poèmographie va être énorme.

  4. mars 25, 2009 12:40

    finalement comme au théâtre, je préfère t’entendre clamer ton poème que de le lire je dois l’avouer. Mais si l’albanel avait un ordinateur, elle pourrait découvrir les talents,(dont tu fais bien sur partis) qui se cache dans la toile. Moment béni si il en est où elle se rendrait compte qu’Internet n’est pas seulement la cour des miracles et qu’Esméralda existe aussi en 8 méga.
    votre serviteur

  5. mars 25, 2009 11:20

    Je reste sans voix!

  6. Nasman permalink
    mars 26, 2009 10:27

    Pour une fois que l’Hadopi tient ses promesses « Internet et création ». Je ne pense pas qu’Albanel avait prévu qu’elle aurait un effet sur la poésie.
    Avec les chansons, les vidéos, les poèmes, quelle bonne source d’inspiration que cette loi.

  7. tequ13 permalink
    mars 27, 2009 10:21

    belle contrepèterie effectivement

  8. mars 28, 2009 9:30

    Chapeau bas maitre 😉

  9. o-l-i-v permalink
    mars 29, 2009 4:14

    Bravo, très beau texte et joli pied de nez.
    J’ajouterai le modeste sonnet ci-dessous :
    Pour changer les usages du plus grand des nuages,
    Rémunérer les œuvres des auteurs brillants,
    Dame Christine saisit la question du partage
    Et fait voter un texte à notre parlement.
    Hélas, trois fois hélas, dictée par les lobbies
    Des riches producteurs de la grande industrie,
    Une loi scélérate tout autant qu’inutile
    Confond simple internaute et délinquant hostile.
    A vouloir régenter l’universelle toile,
    A confondre Versailles et sa conservation
    Avec l’avènement d’un monde qui se dévoile
    Fait de savoirs neufs promis à expansion,
    On oublie le mandat de la législature
    Préparer l’avenir et non sa quadrature.

  10. nereck permalink
    avril 4, 2009 9:36

    Beau texte !?! Non ?!? Sérieux ?!?
    Voici les seuls 6 vers qui respectent la métrique :
    Oui je viens dans son temple écorner l’Albanel,
    Bras misérable et mou d’une bande passante.
    De dessiner ensemble un chemin pour la France,
    Nous assistons, bêlant, au chant du fusillé,
    On entend que les uns ont convaincu les autres.
    Serions-nous les derniers dans cette sarabande,
    les 18 restants sont truffés d’hiatus, d’élisions et de synérèses abusives, piteux encadrements de rimes et rythmes au forceps.
    Formée aux rimes richES, croisE-ES ou suffisantes, ça fait 14
    FonctI-OnnairE dE l’Etat, fruit d’unE culturE modèle, ça fait 16
    « bandrille » n’existe pas
    les images pèsent trois tonnes
    l’expression est nulle bref ! j’en aurais pour une heure à tout relever.
    Ce qui n’a strictement aucune importance ! l’auteur ne faisant pas gloire d’exceller en métrique classique.
    Toutefois remarquez que sur les forums poétiques, chez les nostalgiques de la forme rigoureuse, l’ignorance des règles d’écriture est la même.
    Le sonnet d’Olivia est nullissime.
    Tiens je vous offre un sonnet vite fait, sans faute métrique, gardez-le pour modèle.
    « Comme au grand Trianon l’on accourt l’on s’accoutre :
    « Quelle grâce, Seigneur ! les beaux vers que voilà !
    Du cousu douze pieds la rime et caetera. »
    Tes putains de beaux vers tu peux bien te les foutre.
    Bon poète du zob, ton gros cul c’est une outre
    A chier tous les jours des quatrains dans un plat :
    Bien cadré bien carré c’est pourave, c’est plat,
    Et ça sue et ça suinte a s’astiquer la poutre.
    Pauvre con ! c’est pas dur de compter jusqu’à douze !
    De mouler, de pousser, de poser quelque bouse
    Qui te fasse admirer d’encor plus cons que toi !
    Tes quatrains de mon cul c’est vraiment trop la loose :
    On s’astique, on se suce, on finit en partouze :
    « Ah ! ces rimes, ces vers ! que d’amour que d’émoi !» »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :