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18/20 à la longue traîne du rire sur le visage

novembre 26, 2009

En scooter, neuf fois sur dix, on se retrouve en tête de file au feu
rouge. Immobilisé, inutile, attendant patiemment que la lumière soit,
on observe naturellement ce qui se passe. Pour ma part, j'adore
regarder les gens qui traversent, essayer de deviner qui ils sont, d'où
ils viennent et où ils vont. Je me demande s'ils sont heureux, s'ils
aiment ce qu'ils font, s'ils ont des idées sombres ou au contraire la
joie au coeur. Carnaval d'être humains qui font le spectacle par leur
seule existence, acteurs involontaires de mon emploi du temps.

Ce
matin, deux jeunes femmes venaient visiblement de se croiser par hasard
et terminaient dans l'urgence une conversation de circonstance. L'une
d'entre elle a dit quelque chose qui a fait rire la deuxième. Tout en
riant, chacune d'entre elle a quitté l'autre pour poursuivre son
chemin. L'une est partie à gauche et l'autre a traversé devant moi.
J'ai regardé son visage, et c'était incroyable. J'ai vu comment le rire
qui avait eu lieu quelques secondes plus tôt continuait d'habiter son
visage alors qu'elle s'éloignait. Je ne sais pas comment expliquer
cette extraordinaire sensation cela m'a fait de constater cette
persistance sur ses traits, ce rire qui doucement se transforme en
sourire, d'abord franc puis estompé, comme la longue traîne d'un
bonheur ponctuel, imprimée sur son visage jusqu'à l'inexorable
disparition. Une fois parvenue de l'autre côté du passage piéton,
toutes les traces de ce rire avaient disparu. Elle avait vécu comme un
shoot, un fix, une parenthèse. J'ai adoré cela. Je sais, c'est bizarre.

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15 commentaires leave one →
  1. novembre 26, 2009 4:31

    ben non, c’est pas bizarre, c’est tout à fait normal.
    Tu aimes les gens et les smileys 🙂

  2. novembre 26, 2009 4:48

    Il arrive, au bord d’un quai de gare, à travers une salle, qu’une personne envoie à une autre un baiser dans les airs. En regardant l’autre d’un air tendre, elle embrasse le bout de ses doigts et y souffle un vent censé porter le baiser à son destinataire. Si celui-ci est touché, il fera mine d’attraper le baiser dans les airs et de le poser sur son cœur. C’est un peu ridicule ou c’est touchant, tout dépend de ce que l’on a envie de voir, de recevoir et de donner. J’aime ton billet, c’est pas bizarre. 😉

  3. novembre 26, 2009 5:47

    C’est bon de rire, c’est de plus en plus rare, surtout au bureau, donc quand je rigole, j’essaye de garder le sourire le plus longtemps possible.

  4. novembre 26, 2009 6:36

    Life…

  5. jef permalink
    novembre 26, 2009 6:41

    Vinvin, arrête de faire des métiers à la con genre CEO et mets toi à écrire un livre ou à intervenir à Nulle Part Ailleurs. Mon cerveau a de la disponibilité pour plus de Vinvin.

  6. Clément permalink
    novembre 26, 2009 7:25

    C’est marrant de lire ça, depuis peu je me suis mis à observer les gens qui rigolent entre eux, pour démasquer les acteurs, ceux qui font semblant, les faussaires du rire.
    Le haut du panier de ce genre d’observation quasi anthropologique, reste dans l’univers professionnel, lieu où pas mal de choses sonnent faux. Je m’amuse toujours autant de voir deux personnes se croiser dans un couloir, lancer une vanne de bureau (donc naze), de partir dans un éclat de rire, puis d’observer la manière dont le visage redevient d’un coup très sérieux dès que la personne à dépasser son acolyte du rire sur-joué.
    Divin!

  7. Alex permalink
    novembre 26, 2009 11:53

    Ouais d’abord. C’est @jef qui a raison !

  8. novembre 27, 2009 6:39

    Et au milieu de tous ces anonymes que tu aimes regarder, tu as peut-être des lecteurs.
    Certains, sans doute, sourient encore en traversant devant toi de la lecture d’un de tes posts…

  9. novembre 28, 2009 2:46

    je ne sais plus qui disait  » quand vous allez mal, souriez largement, même faussement et pour vous, avec la bouche, avec les yeux, et vous verrez cela ira tout de suite mieux » en effet les zygomatiques sont deux muscles qui aggissent directement sur la partie du cerveau qui « dirige » le bonheur !
    même chose quand je suis sur mon scooter, et que je rentre dans la grisaille, je souris « fort ». essayez et dites nous …

  10. novembre 30, 2009 4:22

    fais gaffe quand même à la route, tu vas finir par te planter à penser à tout et n’importe quoi

  11. décembre 1, 2009 1:46

    Un éclat de rire, un éclair de bonheur, qui éclabousse les passants, qui éclatent de joie, avant de s’éclipser dans l’anonymat, en attendant l’éclosion d’un sourire sur d’autres lèvres…

  12. Isa permalink
    décembre 2, 2009 9:35

    Bonjour Vinvin,
    pourquoi avoir supprimé mon commentaire d’hier ? Il n’était pas insultant. Juste le commentaire d’une lectrice déçue qui s’interrogeait.
    Je disais simplement que j’étais déçue par l’évolution de ton blog, un peu comme si tu étais revenu au point de départ et te demandais ton analyse.

  13. décembre 2, 2009 9:45

    Chère Isa, j’ai supprimé votre commentaire parce qu’il m’a pété les noisettes. J’ai toujours écrit ce blog en toute tranquillité. je n’en ai jamais rien attendu d’autre qu’un petit endroit cordial où dire ou écrire mes conneries. J’ai vécu en 5 ans plus qu’il n’en faut, et ce blog a d’ailleurs joué un rôle majeur dans nombre de ces aventures. Alors venir me demander sur mon blog comment j’analyse votre déception, alors que je ne sais même pas qui vous êtes… Ce serait comme se justifier de rien à un inconnu. On frise le néant. Et puis sur ce blog, je supprime les commentaires anonymes désagréables. « Isa » ne suffit pas pour entamer un dialogue, et pourtant c’est ce que je viens de faire. Bien joué Isa. Enfin, si vous êtes vraiment décu(e) (?) en venant ici, je vous invite cordialement à ne plus revenir, il y a des milliers de blogs super autour. Allez, hop, je vais me préparer pour les Miss…

  14. Isa permalink
    décembre 2, 2009 4:16

    Vinvin: si je viens ici depuis années c’est que j’ai apprécié et que je regrette que ça retombe. Je n’ai pas le droit ? Vous vous en fichez ? Vous pourriez au moins respecter une lectrice qui a passé des heures ici. Si on veut vous dire qq chose, il faut être groupie et décliner son identité ? Moi j’ai adoré certaines périodes de votre blog et de votre vie puisque elles ont été liées. , Là vraiment, mais ça part en couille, sans âme… Même sans humour. Je vous sens fatigué. C’est dans ce sens que je vous demandait d’exprimer ce que vous ressentiez.
    Désolée d’être traitée ainsi.

  15. Yves permalink
    décembre 3, 2009 9:42

    C’est bien observé : Ouverture, partage, moment de bonheur et baisse du rideau. Ce qui me mavre le plus dans la rue, c’est le nombre de zombies que l’on croise, qui ne vous jettent aucun regard, qui ne sourient pas, qui ne remercient pas, y compris les vieux ou les vieilles devant qui on s’efface sur le trottoir pour les laisser passer.

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