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Kadhafus Interruptus, c’est pas bon pour la santé.

août 24, 2011

À l’heure où je vous parle le cafard Libyen est planqué quelque part et nous restons sur notre faim.

C’est que nous sommes habitués à ce que le film dure 110 minutes, avec un climax à la fin des deux tiers et une résolution dans le sang et l’honneur. On avait eu Caucescu, misérablement fusillé avec sa meuf au pied du mur, dans leur manteaux de fourrure souillés par un procès expéditif. On a eu Saddam Hussein déterré comme un rat dans une cave humide, puis pendu rapidos sous l’objectif d’un vidéaste amateur. On a eu Ben Ladden, le mâitre, resté planqué dix ans dans une villa à quelques mètres de l’armée Pakistanaise, à jouer à la Nintendo et à regarder ses exploits sur CNN, finalement criblé de balles et jeté aux mérous. Et maintenant le chef des demeurés, le dictateur paranoïaque, introuvable.

Je serais à la place des rebelles, je serais vert. Le régime, les bâtiments, les armes, les villas, les cousins, tout ça c’est bien joli, mais il manque un truc. Et je voudrais pas être pessimiste, mais en ayant observé le personnage (et lu son « Livre vert », un régal je vous le conseille), j’ai du mal à penser qu’il n’ai pas prévu un plan B, F H voire L, pour s’en tirer, sans parler de ses plans Q. Le système de la terreur instauré par cette famille de débiles mentaux est fondé sur la paranoïa, le contrôle et l’anticipation. Il me semble qu’à sa place, avec ses milliards, et compte tenu de sa moralité, j’aurais creusé un tunnel réel ou virtuel me conduisant directement sur une plage de sable fin, chirurgie esthétique à la clé, avec des nouvelles fringues plus « stylées » et une Porsche des années 60 pour bien profiter de ma retraite d’enfoiré. Je ne crois pas à sa bande radio diffusée ce matin, disant qu’il ne se rendra jamais et qu’il faut défendre Tripoli. Il prétend « s’être baladé incognito dans Tripoli », hahaha, quel farceur, mais oui. Le type n’a jamais fait quatre mètres sans douze garde du corps et huit voitures blindées, et le jour où il y a le plus de mecs décidés à le décapiter au mètre carré, il met les lunettes de Groucho Marx et va se poiler en criant « à mort le tyran » au milieu des rebelles, au risque de se prendre une bastos dans le buffet, payée par lui en plus. Tout à fait. Je sens bien le truc. En vérité JE SAIS et vous livre mes supputations : il est actuellement dans un hamam avec des putes Ukrainiennes en train de rédiger le petit livre rose à l’usage des gogos qui vont lui piquer son pétrole mais il s’en fout parce qu’il a de quoi vivre jusqu’en 3050 sans bouger son petit doigt de cafard veule et sanguinaire.

Alors on y croit, on attend, on mate en direct les rebelles crier « Allah Akbar » en se faisant allumer par ces raclures de snipers au chômage, on cherche de l’espoir au milieu des fumées et on se dit que si Kadhafi était sur Foursquare ce serait plus simple, sans parler des points de bonus pour celui qui le délogerait comme mayor de la Libye (en béton bien sûr). En attendant la fin du film on passe sur les autres programmes, DSK, le tremblement de terre, les Championnats du Monde de Judo,… Mais on garde un oeil sur le film parce qu’il nous manque une putain de bonne fin comme on les aime avec un dictateur qui rampe dans son microscopisme et des gens comme nous qui gagnent à la fin.

11 commentaires leave one →
  1. août 24, 2011 9:55

    Ce n’est plus un film, c’est une série… Reste à connaitre le nombre de saisons…

  2. yomgi permalink
    août 24, 2011 9:55

    Je suis pas fan des happy ends en générale. Je préfère les fins qui déchirent!

  3. août 24, 2011 9:55

    😉
    « un plan B, F voire L » > J’aurais dit H à la place de F…
    bon, sinon, faut pas que ça traine trop, j’ai plus de popcorns

  4. Gilles permalink
    août 24, 2011 10:11

    Ukrainiennes, t’es sûr? Pas hongroises ou mieux : Bulgares?

  5. août 24, 2011 10:26

    Ne me dites pas que vous ignorez où se trouve l’ami du petit déjeuner ? Si ? Vraiment ? Bon… dans ce cas, je me dois de vous transmettre l’info. Le gentil cafard vert vient de poser son Boeing pullman préféré (celui en version furtive) à Hollywood. Oui, à Hollywood ! Farpaitement ! Schwartzy n’est pas dans le coup, soyez rassurés. En fait, il a été invité par un acteur qui doit soigner son visage avec la même crème. Il s’agit de Danny Trejo, le beau gosse de « Machete ». Le deal (parce qu’il faut bien qu’il y ait un deal), c’est de tourner une nouvelle version de « Machete » incluant tout autant de sexe, de violence et d’humour, mais avec un nouvel ingrédient : le « vert ». C’est précisément l’atout maitre du gentil cafard. Au mille-feuille cinématographique, il va rajouter une once de religion « Allah Akbar » plus un peu de Greenwahing (sous le contrôle du très gentil Nicolas H.). Le tournage devrait durer jusqu’au krach financier du 21 octobre prochain. Il sera alors temps pour les dirigeants des pays bisounours de le sortir dans toutes les salles vraiment très obscures pour aider la population à se bidonner afin d’oublier cette réalité qui n’est hélas pas (encore) virtuelle. Vu les talents polymorphes de notre ami libyen du petit déjeuner, je miserais bien 50 cents sur sa victoire lors de la prochaine cérémonie des Oscars. Mouammar : mouahaha !

  6. deanwhitbread permalink
    août 24, 2011 11:22

    Le cafard. Unfortunate phrase. You are using the same terminology that Colonel Gaddafi used. You are using the same words the Nazis used about the Jews, in order to justify their « extermination ». Even in humour, it just contributes to a spiral of cruel behaviour.

    Words like rat, vermin, cockroach dehumanise, and then of course, death is fine, it’s cleansing, purifying.. the last of these words often used to describe the massacres of men women and children by dictators who send in their troops to kill, to bulldoze, to burn.

    When you use these words about your fellow humans, however disgusting you believe their own views and actions to be, it makes the wrong doers something « other » – not like you or me – when the uncomfortable truth is that we are also human.

    People whoever they are, whatever they do, are people, are not cockroaches. This fact of shared humanity with such monsters is much harder to live with.

  7. deanwhitbread permalink
    août 24, 2011 11:52

    No, he’s human, sadly for us humans. We can’t pretend he isn’t without losing our humanity.

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